Le surendettement continue de baisser en France. Selon les récentes statistiques publiées par la Banque de France, le nombre de dossiers – déposés auprès des commissions de surendettement – a reculé de 6,7 % entre 2016 et 2017.

 

Un peu plus de 180 000 dossiers de surendettement ont été déposés en France en 2017.

Le recul entamé depuis 2014 se confirme

Le nombre de cas de surendettement, de même que le montant total des dettes concernées, ne cessent de diminuer depuis 2014. Sur l’ensemble de l’année dernière, 181 123 dossiers de surendettement ont été déposés, soit un recul de près de 5% par rapport à 2016. Bien que cette baisse soit moins marquée qu’en 2016 (-10.6%),  le nombre de personnes qui ont, pour la première fois, solliciter un soutien a décru de façon significative. En effet, le nombre de « primo dépôts » de dossiers enregistrés entre septembre 2016 et 2017 a reculé de 12 % par rapport à la même période un an plus tôt, pour atteindre près de 97 000.

 

Sur les situations qui ont été jugées recevables, très majoritaires à plus de 166 000 cas, le montant total des dettes a représenté quelque 7,2 milliards d’euros, soit un repli d’environ 2%.

 

Le pourquoi du comment

Cette inflexion peut s’expliquer par les actions gouvernementales  visant à encadrer la distribution du crédit conso et à  prévenir le surendettement, notamment avec la « loi Lagarde » de 2010. Pour preuve, la part des crédits à la consommation dans l’endettement total des ménages surendettés a reculé de façon significative passant de près de 58 % en 2011 à un peu moins 40 % en 2016, selon la Banque de France.

 

En 2017, le crédit à la consommation est responsable de quatre cas de situation de surendettement sur cinq,
contre neuf sur dix en 2012.

 

Aussi, le rôle joué par le crédit renouvelable dans le surendettement s’est fortement atténué. La part de ces prêts dans l’endettement global des surendettés est passée à 21,3 % en 2016 (contre 34,6 % en 2011).

Quant à la part des crédits immobiliers, elle a nettement augmenté. Alors qu’elle n’e représentait qu’un cinquième voici cinq ans, elle est maintenant presque au niveau de celle des prêts à la consommation.

En tout état de cause, ces évolutions ne concernent que les situations de surendettement. Il est important de noter que sur l’ensemble des prêts contractés par les Français, les crédits à la consommation enregistrent une hausse vigoureuse.

Malgré l’amélioration, la vigilance reste donc de mise.