En 2017, le nombre de rachat de crédits concernant les financements accordés aux particuliers a considérablement baissé. Quand sera-t-il pour 2008 ? Évolution des conditions d’accès, nouveaux taux d’intérêt… Découvrez, à l’aube de cette nouvelle année, les nouvelles perspectives relatives aux opérations de créances.

Des chiffres en baisse

Bien que 2017 fut, globalement, une année favorable au marché du rachat de crédits, elle s’achève moins bien qu’elle n’a débuté. Modifications des conditions initiales des contrats de crédit, réorganisation durable des finances, baisse des taux d’endettement… Si les bénéfices du rachat de crédits sont nombreux, ils n’ont, en rien, fait progresser le nombre de demandes. Et si les renégociations de prêts ont séduit les emprunteurs, le nombre de dossiers de surendettement déposés à la Banque de France a lui aussi diminué, passant de 179 225 en 2016 à 167 822 à 2017 pour la même période de janvier à novembre.
Après un premier trimestre en hausse, le volume de rachats de crédits n’a cessé de baisser, et depuis septembre 2017, les incertitudes vont bon train. L’activité semble, en effet, ralentir de plus en plus, favorisant la concurrence devenue particulièrement forte entre les acteurs de ce marché. Conséquence : banques et partenaires essayent d’adapter leurs stratégies pour proposer des solutions inédites et sur-mesure dédiées aux divers profils d’emprunteurs.

Vers des conditions d’octrois facilitées ?

Le financement d’une opération de rachat de crédits est soumis à diverses conditions dont certaines sont légales et d’autres dépendent de la stratégie et des objectifs commerciaux des organismes financiers.

À l’heure actuelle, pour obtenir un rachat de crédits, les banques portent leur attention sur la solvabilité des emprunteurs, la stabilité de leur situation financière ou encore leur comportement bancaire. Mais, compte tenu des perspectives 2018, les organismes vont-ils vouloir revoir à la baisse leurs exigences ?

Même s’il n’est pour l’heure impossible de prévoir l’évolution des conditions d’accès aux crédits en 2018, de récentes études montrent que les formalités d’octrois devraient s’améliorer d’ici quelques mois. En élargissant ainsi leurs réglementations, les banques pourraient redynamiser le marché français.

Des taux d’intérêt en hausse ?

Observée depuis un an, la remontée des taux d’intérêt des crédits accordés aux particuliers devrait se poursuivre en 2018. Selon certains observatoires, les barèmes devraient atteindre les 2 % sur 20 ans d’ici décembre 2018, contre 1,54 % sur la même période à ce jour.

Et malgré la politique monétaire menée par la Banque Centrale Européenne (BCE) et les objectifs commerciaux ambitieux des établissements prêteurs, le retour de l’inflation, de la croissance et l’entrée en vigueur de certains dispositifs comme la résiliation annuelle de contrat d’assurance devraient contraindre les prêteurs à évaluer leurs barèmes à la hausse pour se garantir d’un certain niveau de marge.

Par ailleurs, même en cas de hausse des taux d’emprunt, certaines études estiment que plus de 180 milliards de financements y compris le rachat de crédits pourraient être distribués par les banques en 2018, contre plus de 270 milliards d’euros cette année. Compte tenu de ces prévisions, les futures évolutions des taux pourraient impacter le marché du crédit.