L’économie française a atteint son plus haut niveau depuis 2011, comptabilisant un quatrième trimestre à forte croissance. L’objectif de l’année est quasiment atteint !

Une industrie dynamique

Pour la Banque de France comme pour l’Insee, la croissance française conserve sa dynamique. Alors qu’un léger tassement était possible au quatrième trimestre, l’enquête mensuelle de conjoncture de l’institution monétaire prévoit une hausse du Produit Intérieur Brut de 0,5 % au quatrième trimestre 2017. Un rythme qui permet d’envisager une croissance de 1,8 % pour l’ensemble de l’année 2017, après le 1,1 % de 2016.

Selon l’institution monétaire, qui se base pour ces prévisions sur son enquête mensuelle de conjoncture auprès des chefs d’entreprise, cette croissance repose sur les bons résultats de l’industrie, où la production a accéléré en octobre.

Dans ce secteur, l’activité s’est révélée « particulièrement dynamique dans la métallurgie, la chimie et l’automobile », souligne la Banque de France, remarquant que « seules l’aéronautique et la pharmacie » ont connu un léger tassement.

Un contexte porteur

Selon l’Insee, la bonne dynamique du troisième trimestre a été rendue possible par une légère accélération des dépenses de consommation des ménages (+0,5 % après +0,3 % lors des trois mois précédents), portées notamment par les achats de services. Plusieurs secteurs en profitent, comme l’électronique grand public, le matériel de sport, le textile…  En revanche, l’alimentation qui représente 43 % des activités du commerce de détail a chuté de 0,9 %.

Cette tendance s’explique également par une nouvelle progression de l’investissement, (+0,9 % après +1,1 % au deuxième trimestre). En revanche, le commerce extérieur (déficit de 48,1 milliards d’euros l’an dernier), qui s’était redressé au deuxième trimestre, a de nouveau ralenti, les importations ont ainsi fortement accéléré (+2,5 % après +0,2 %) tandis que les exportations ont nettement ralenti (+0,7 % après +2,3 %).

Zone euro : l’heure est à la reprise

La zone euro continue d’afficher une reprise économique étonnamment robuste en dépit du Brexit, de la crise catalane ou des incertitudes engendrées par la perspective de plusieurs élections nationales décisives. Selon l’estimation de l’Office européen de statistiques Eurostat, la croissance économique des 19 pays ayant adopté la monnaie unique a atteint 0,6 % au troisième trimestre, chiffre légèrement supérieur aux attentes.