Les montants alloués au crédit à la consommation renouent, en France, avec des niveaux de production d’avant la crise financière.

Les crédits conso ont le vent en poupe

Les derniers chiffres publiés par l’Association française des sociétés financières (ASF) le prouvent, les effets de la crise sur les crédits à la consommation ne seront bientôt plus qu’un mauvais souvenir.

Après avoir atteint un montant record en 2008 (45 milliards d’€) la production de crédits avait plongé à 35 milliards d’euros. À fin juin 2018, les grands acteurs bancaires ont accordé 42 milliards d’euros de crédits sur douze mois glissants, selon l’étude publiée par l’Association française des sociétés financières (ASF). Soit une hausse de 8,6 %. Une tendance qui devrait se poursuivre jusqu’à la fin de l’année.
Le prêt personnel est le principal bénéficiaire de cette croissance (+8,5 % en juin), devant les crédits affectés (+7,7 %) parmi lesquels le crédit auto pour l’achat d’un véhicule d’occasion poursuit sa folle progression (+13 %). Seul le crédit renouvelable est dans le négatif (-1,8 %), pour représenter 800 millions d’euros.

Ça roule pour le secteur de l’automobile

Un retour en grâce qui repose donc sur la bonne santé du secteur automobile. Avec une progression de 22,4 % en juin, les opérations de Location de voitures neuves avec Option d’Achat (LOA) enregistrent la plus forte hausse observée, dépassant le volume de crédits revolving. Pour être clair, concernant l’achat d’une voiture neuve, la LOA est trois fois plus exploitée que le crédit auto ! Sans compter qu’elle s’applique de plus en plus au financement des véhicules d’occasion (+26,1 %).
Le fait que l’automobile et le marché du leasing semblent se porter au mieux n’est pas dû au hasard. Ils profitent, non seulement, des nouveaux modes de consommation et de la modernisation des offres mais ils sont également portés par les filiales bancaires des constructeurs automobiles pour fidéliser leurs clients, et s’assurer une meilleure maîtrise du marché.