L’Observatoire des crédits aux ménages a présenté ses conclusions sur le comportement des Français à l’égard du crédit à la consommation et du crédit immobilier en 2017. Le 30ème rapport annuel de l’institution est formel : le nombre de Français ayant un prêt ne cesse de progresser : bon ou mauvais signe ?

Après deux crises économiques qui ont déstabilisé les ménages et les ont conduits à réviser leurs projets immobiliers et de consommation et à limiter leurs recours aux crédits, le taux de détention des crédits s’est nettement redressé en 2017.

L’indicateur est passé de 46,4% en 2016, « le niveau le plus bas » observé depuis 1989, à 47,8% en 2017. Ce mouvement est lié au « rebond du taux de détention des crédits à la consommation ». Celui-ci a évolué de 25,5% en 2016 à 27,2% en 2017.

Pour l’avenir, le maintien à haut niveau des intentions de souscription de nouveaux crédits immobiliers et à la consommation permet d’escompter la poursuite du redressement du taux global de détention : même si la demande de crédits immobiliers ne devrait plus être aussi dynamique qu’elle le fut en 2016 et en 2017.

Le recours au crédit constitue un élément décisif de la réalisation des projets immobiliers et de consommation.

Côté crédits immobiliers, la progression est plus modérée : de 30,7% en 2016 à 30,8% en 2017. Les ménages sont plus attentifs à la préparation de leurs projets, comme la montée de l’apport personnel observée au cours des dernières années permet de l’illustrer : ce qui se traduit notamment par le maintien à bas niveau de la sinistralité bancaire.

C’est aussi ce qui se constate pour les crédits à la consommation, avec le recentrage de leur usage afin de financer, pour l’essentiel, la réalisation de projets patrimoniaux et d’amélioration de leur cadre de vie. Ainsi en 2017, en réponse à l’amélioration ressentie de leur situation budgétaire et financière et à leur regain d’optimisme, les ménages estiment que le poids des charges de remboursement de leurs crédits s’est nettement allégé : 14,0 % des ménages considèrent que les charges de remboursement sont trop ou beaucoup trop élevées (contre 15,0 % en 2016, 15,4 % en 2015 et 16,4 % en 2014), alors que la part de ceux qui estiment que ces charges sont supportables ou très supportables progresse encore pour s’établir maintenant à 49,7 % (contre 49,2 % en 2016, 48,4 % en 2015 et 47,3 % en 2014).

 

En savoir plus sur : Fédération Française Bancaire
www.fbf.fr/fr/secteur-bancaire-francais/etudes/observatoire-des-credits-aux-menages/30eme-rapport-annuel-de-l’observatoire-des-credits-aux-menages-2017