En 2016, 1,2 million de ménages se sont déclarés victimes d’au moins un retrait frauduleux sur leur compte bancaire, selon l’enquête « Cadre de vie et sécurité » (CVS) de l’Insee menée en 2017 et publiée en mai par l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP).

Réalisée chaque année depuis 2010, l’étude « Cadre de vie et sécurité » de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) met en perspective l’évolution alarmante des victimes d’escroquerie bancaire. Le taux des ménages victimes aurait plus que doublé en l’espace de 7 ans. En effet, 500 000 ménages déclaraient avoir subi au moins une escroquerie sur leur compte bancaire en 2010. En 2017, l’étude relève 1 210 000 ménages victimes !  

Des arnaques à moins de 300 €

En 2016, 64 % des consommateurs victimes d’escroquerie bancaire ont déclaré un préjudice d’un montant inférieur ou égal à 300 €. Contre 63 % en 2015 et 61 % en 2014. Si la hausse semble légère, elle n’en est pas moins alarmante. Quant aux escroqueries supérieures à 1 000 €, elles ne représentent « que »13 % des cas.

L’implication des banques remise en cause

Rarement alertées par leur banque, le relevé bancaire semble être la principale source d’information des victimes. En effet, parmi les nombreuses victimes identifiées, 834 000 déclaraient, en 2016, avoir mis en évidence l’escroquerie après avoir consulté leur relevé bancaire.

En effet, pointée du doigt pour leur manque de réactivité, les banques multiplient les manquements. 29 % des ménages victimes en 2014 déclaraient avoir été prévenus par leur banque contre 28 % en 2015 et 22 % en 2016.
À noter que dans la majorité des cas, les personnes ayant subi le préjudice ignorent comment le fraudeur a procédé pour obtenir leurs coordonnées bancaires (64 %).

Les achats en ligne… En ligne de mire

En 2016, dans 68 % des cas en 2016, les sommes dérobées ont servi à réaliser des achats dont 58 % d’achats en ligne (contre 51 % en 2014 et de 55 % en 2015).
Il est intéressant de noter que la part des achats effectués sur un site étranger augmente, passant de 16 % en 2014 à 21 % en 2015 pour atteindre 24 % en 2016.

Terminons sur cette bonne nouvelle : les escroqueries effectuées à partir d’un distributeur piraté sont, quant à elles, de moins en moins nombreuses : 13 % en 2014, un peu moins de 9 % en 2015, elles ne sont plus que 7 % en 2016.