Quelles leçons avons-nous tiré de la crise financière de 2008 ? Sommes-nous mieux armés, aujourd’hui, pour affronter les effets néfastes d’une économie mise à mal ? Les avis sont partagés.

Le 15 septembre 2008, les États-Unis assistaient paralysés à la chute de la quatrième plus grosse banque du pays : Lehman Brothers. Créée en 1850, la société d’investissement fait faillite, et devient en quelques minutes le symbole de crise économique la plus grave après la Grande Dépression.

Comment s’immuniser contre les risques d’une nouvelle crise ?

C’est de nos erreurs passées qu’il nous faut tirer les leçons ! La crise financière de 2008 a été sujette à de nombreuses études et analyses. Crise de liquidité et de solvabilité tant au niveau des banques que des États, chute des cours des marchés boursiers, faillite de plusieurs établissements financiers… ont été passés au crible. C’est par la compréhension de ses origines, que des actions de sauvetages et de prévention ont pu être menées.

  1. La crise des subprimes

Au commencement étaient les « subprimes » : prêts immobiliers accordés à partir des années 2000 à des ménages américains qui ne remplissent pas les conditions pour souscrire un emprunt immobilier classique. Accordés avec des taux variables et rechargeables (gagés sur la valeur des maisons) ces crédits ont provoqués la « chute de l’empire ».  Au milieu de l’année 2006, les prix de l’immobilier s’effondrent comme jamais, alors que les taux directeurs grimpent en flèche. Conséquence : les ménages ne peuvent plus rembourser leur dette, et les moins chanceux d’entre eux, insolvables,  sont saisis. La chute des prix de l’immobilier s’amplifie. Un véritable cercle vicieux.

  1. La crise bancaire et financière de l’automne 2008 

Après la crise des subprimes, c’est au tour de la crise bancaire et financière de venir frapper de plein fouet l’activité économique. Marquée par un accroissement de la crise de liquidité et de la crise de confiance et un renchérissement supplémentaire du crédit, cette seconde phase touche tous les pays du monde et  s’est rapidement répercutée sur les marchés boursiers.

 

Pour répondre à l’urgence et réformer le système financier international, des plans de sauvetage du secteur bancaire menacé de défaillances en chaîne sont lancés aux États-Unis, en Europe et dans de nombreux autres pays du monde. Ces plans mobilisent le plus souvent deux grands acteurs : les gouvernements et les banques centrales (institutions indépendantes des gouvernements aux États-Unis et dans la zone euro). Un contexte qui pousse également les dirigeants des vingt pays les plus riches du monde à se réunir à Washington, c’est la naissance du G20. De là une série de mesures sera adoptée visant à consolider les banques et à prévenir les risques.

10 plus tard, que reste-t-il ?

Si d’après les économistes les crises financières sont toujours issues des risques gérés par les acteurs du marché, nul ne sait d’où viendra la prochaine et quand elle frappera. Une chose est sûre, il y en aura d’autres ! Si aujourd’hui les fondamentaux de notre système économique sont beaucoup plus sains la nature des risques pourraient changer.

Les optimistes semblent pourtant penser que les banques ont tiré les leçons de la crise 2008 en s’amendant de leurs modèles économiques. De leur côté, les autorités gouvernementales redoublent de vigilance pointant du doigt chaque facteur suspicieux. Situation des pays émergents, erreur politique économique… peuvent, aujourd’hui, avoir des conséquences dramatiques sur l’économie mondiale. Ne rien négliger, c’est prendre les devants !